• AGBU Spotlight – Gayané Khodaveerdi

AGBU Spotlight – Gayané Khodaveerdi

9 novembre 2021

Gayané Khodaveerdi est la présidente de l’UGAB Milan depuis septembre 2020. Depuis sa fondation en 1912, l’UGAB Milan joue un rôle majeur dans la promotion de la culture et du patrimoine arméniens en Italie. 

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Comment a débuté votre engagement à l’UGAB et quels aspects de l’organisation vous ont attiré ? 

GK : J’ai commencé à m’impliquer dans l’UGAB lors du FOCUS à Miami, durant l’été 2005. C’était très inspirant de rencontrer des Arméniens du monde entier, de participer à des événements où l’on pouvait profiter des expériences et des connaissances de chacun, dans le cadre de projets et discussions.

Pouvez-vous décrire les objectifs de votre section et de quelle manière celle-ci sert la communauté arménienne locale ?

GK : La présence arménienne en Italie remonte à très longtemps et l’UGAB Milan existe depuis 1912. Notre section a toujours été très active sur le plan culturel. Nous nous concentrons actuellement sur le partage de notre précieux héritage culturel avec la communauté locale, en impliquant les jeunes et les entités italiennes, par le biais d’événements, de collectes de fonds et d’une communication centrée sur les médias. Au fil des années, l’UGAB Milan a organisé dans le centre culturel arménien de Milan, appelé Hay Doun, plusieurs concerts, conférences et présentations de livres auxquels ont assisté, ensemble, Arméniens et Italiens. 

Si vous pouviez décrire votre programme en trois mots, quels seraient-ils ? 

GK : Réseau, culture et jeunesse.

Pourriez-vous nous décrire certaines de vos récentes réalisations et les projets que vous souhaiteriez mener dans le futur ?

GK : Pendant et après la guerre, nous avons organisé des collectes de fonds visant à récolter des fonds pour l’Artsakh et à sensibiliser la communauté italienne à ce qui se passait réellement sur place. Ainsi, nous avons mis en place une collecte de fonds avec le champion du monde de kickboxing Giorgio Petrosyan, un concert de Noël en ligne avec des musiciens italiens et italo-arméniens et avec la participation spéciale de Serj Tankian ou encore une collecte de fonds pour Pâques en collaboration avec une boulangerie italienne renommée à Milan. Nous travaillons actuellement sur un projet très intéressant avec un club italien de lecteurs qui souhaite créer une bibliothèque dans une école en Artsakh. La sensibilisation des communautés locales italiennes est très importante pour nous. Nous contribuons également au projet de l’UGAB Europe sur l’héritage de la première guerre mondiale : en septembre prochain, une conférence aura lieu à Milan dans un lieu culturel renommé qui portera sur les activités de l’écrivain allemand Armin T. Wegner à Rome après le génocide arménien.   

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Y a-t-il une chose que vous souhaiteriez que les gens sachent à propos de l’UGAB ?

GK : La plus grande force de l’UGAB est très certainement la volonté de ses membres, qu’ils soient bénévoles ou employés, à atteindre leurs objectifs. Les projets et les programmes de l’UGAB sont très variés et chacun peut y trouver un intérêt. Je suis une grande fan du programme WE (Women Entrepreneurs) avec lequel je collabore actuellement : le partage d’expertise de la diaspora est la plus grande ressource pour notre patrie. Un autre joyau créé par l’UGAB est l’Université Virtuelle Arménienne (AVC) : je suis convaincue que davantage de personnes devraient connaître cet outil d’apprentissage inestimable. 

Comment votre engagement au sein de l’UGAB a-t-il forgé votre identité au sein de votre famille, auprès de vos amis et dans votre carrière ?

GK : Être impliquée dans l’UGAB m’a donné l’opportunité d’approfondir certains aspects de mon origine arménienne. En faisant partie d’une organisation aussi structurée, il est plus facile d’expliquer ses racines à des personnes qui ne connaissent rien ou peu de l’Arménie. De plus, la communication moderne de l’UGAB nous permet d’échanger avec un maximum de personnes venues d’horizons divers.

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